Document de programme

Plan décennal de reconstruction économique du Québec

Capital citoyen, mutualisation des PME, économie circulaire et conquête des marchés.

Adapter le plan à :

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Objet de la proposition

Ce plan décennal propose une refonte structurée de l'économie du Québec, appuyée sur un outil central : Capital Commun, une coopérative d'investissement privée à vocation citoyenne, appelée à devenir un réseau international de capital patient.

  • moderniser rapidement les PME;
  • mutualiser les fonctions stratégiques (ventes, marketing, exportation, design, ingénierie, prototypage, numérique);
  • faciliter l'achat de licences manufacturières et de technologies;
  • déployer une stratégie offensive d'exportation sur plusieurs continents.

Objectifs : diversifier l'économie québécoise, réaliser la plus forte croissance manufacturière et circulaire de l'histoire moderne du Québec, réduire la dépendance à un nombre limité de marchés et de donneurs d'ordres, créer des emplois qualifiés et bien rémunérés, et orienter les entreprises vers l'économie circulaire et l'industrie 5.0.

Ambition financière : mobiliser 15 à 20 milliards $ par année pendant 10 ans, principalement vers les PME en relève, consolidation, modernisation et croissance internationale — sans nouvelle dette publique nette.

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Le véhicule central : la coopérative

Capital Commun serait coopérative de solidarité constituée sous la Loi sur les coopératives du Québec. Elle mobilise l'épargne volontaire des citoyens sous forme de cotisations annuelles et de tickets d'investissement, puis investit dans l'économie réelle : immobilier résidentiel, commercial et industriel; entreprises et PME; efficacité énergétique; innovation technologique manufacturière.

  • Cotisation annuelle de 250 $ : 50 $ pour la coopérative alimentaire « Manger Local », 200 $ pour l'analyse, la gouvernance et le suivi des portefeuilles.
  • Tickets d'investissement de 500 $ à 5 000 $, par paliers de 500 $.
  • Au moins 75 % des fonds collectés dans une juridiction y sont réinvestis; jusqu'à 25 % ailleurs (l'inverse pour les membres inscrits à l'option International).
  • Au moins 5 % du portefeuille en réduction des GES et adaptation climatique.
  • Aucune garantie publique de rendement; uniquement l'argent courant des membres.

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Gouvernance démocratique

Chaque dossier d'investissement de plus de 5 millions est soumis aux membres : pour ou contre, sur la plateforme de vote. Au-delà de 70 % de votes « contre » parmi les membres qui se prononcent, la coopérative n'investit pas. En deçà, elle investit au prorata des votes favorables, et les membres ayant voté non n'ont pas le projet dans leur portefeuille personnel. Les non-votants suivent leur allocation par défaut, dans le respect des cibles globales.

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Stratégie : 75 % industrie, 10 % revenus immobiliers, 10 % services

L'allocation est inversée par rapport à un fonds classique : 75 % des sommes vont aux PME manufacturières, pilotées par des équipes de gestion mutualisées (direction industrielle, stratégie d'exportation, achats, énergie, conformité, ventes et marketing partagés entre les usines financées). La priorité va à la modernisation de l'infrastructure de production et aux gains de productivité mesurés : équipements, automatisation, robotisation, numérisation des ateliers.

S'y greffent trois chantiers systématiques dans chaque usine : la réduction de la consommation d'énergie des procédés, la production d'énergie propre consommée sur place (secteur captif), puis la réduction de l'enfouissement par le tri, le recyclage et la remanufacturation des rejets de production.

10 % constituent un fonds de revenus immobiliers — actifs locatifs résidentiels, commerciaux et industriels générant des revenus récurrents — et 10 % vont au secteur des services adossés à l'industrie : logistique, ingénierie, numérique d'atelier, entretien spécialisé et formation technique. Un plancher climatique de 5 % du portefeuille global s'applique à l'ensemble.

Filières prioritaires québécoises :

  • PME manufacturières (75 % du portefeuille) : modernisation de l'infrastructure de production, automatisation, robotisation et gains de productivité, avec équipes de gestion mutualisées
  • Énergie en secteur captif : réduction de la consommation des procédés et production d'énergie propre consommée sur place par l'usine
  • Économie circulaire : réduction de l'enfouissement, recyclage, remanufacturation et symbioses industrielles
  • Fonds de revenus immobiliers (10 % du portefeuille) : socle de revenus stables adossé à des actifs réels
  • Secteur des services (10 % du portefeuille) : logistique, ingénierie, numérique d'atelier et services aux entreprises industrielles
  • aluminium, métaux et transformation, incluant le recyclage de deuxième fusion
  • équipementiers, sous-traitance aérospatiale et transport électrique
  • bois, matériaux biosourcés et construction hors site
  • agroalimentaire et transformation régionale

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Effet de levier institutionnel

Sans garantie de l'État, le capital citoyen est amplifié par le co-investissement des institutionnels québécoises, des banques privées et des prêteurs adossés aux actifs :

  • Investissement Québec
  • Caisse de dépôt et placement du Québec
  • Fondaction et Fonds de solidarité FTQ
  • Sociétés d'aide au développement des collectivités (SADC)
  • Desjardins
  • Banque Nationale
  • BDC
  • banques privées et gestionnaires de patrimoine

Cible : pour 1 $ investi par un membre, 2 à 3 $ additionnels mobilisés. Avec 250 000 à 500 000 membres, le déploiement atteint plusieurs milliards par année.

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Mutualisation des fonctions stratégiques des PME

Ventes et marketing

Équipes de vente nationales et internationales partagées, marques de filière, prospection et service après-vente communs. les délégations du Québec à l'étranger organisent des rencontres d'affaires plusieurs années à l'avance.

Stratégie d'exportation

Direction industrielle et stratégie d'exportation communes : sélection des marchés, normes et certifications, représentation locale, financement des ventes à l'étranger. les délégations du Québec à l'étranger organisent des rencontres d'affaires plusieurs années à l'avance.

Salons internationaux

Pavillons collectifs du Québec dans les grands salons sectoriels, prise en charge partielle des coûts et préparation des PME (pitch, normes, négociation).

Canal e-commerce mutualisé

Plateforme B2B/B2B2C commune : catalogue, logistique, facturation, devis, support multilingue — plus une place de marché des matières premières, services et composantes rendant visible la chaîne d'approvisionnement locale.

Design, ingénierie, prototypage

Design industriel orienté durabilité et réparabilité, ingénierie avancée assistée par IA (simulation, conception générative, jumeaux numériques), prototypage rapide mutualisé et études de marché à l'exportation.

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Conditions d'admissibilité des projets

  • rentabilité visée au plus tard à partir de l'an 2, avec ouverture aux fusions et acquisitions lorsque deux entreprises non rentables séparément le deviennent ensemble;
  • contribution à la modernisation industrielle, à l'économie circulaire et à l'industrie 5.0;
  • engagement d'investir au moins 10 % de la rentabilité en R-D, avec obligation de résultats exploitables en 36 mois pour les partenaires de recherche;
  • développement prioritaire de produits propriétaires en groupe, via des coopératives ou entités dédiées à la commercialisation mondiale.

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Travail, formation et requalification

  • création de comités de travailleurs dans les entreprises financées;
  • possibilité pour les employés de devenir investisseurs via la coopérative;
  • budget de formation intégré au montage financier : conduite d'équipements automatisés, maintenance prédictive, qualité, santé-sécurité, numérique d'atelier, recyclage des produits en fin de vie;
  • toute formation doit aboutir à un diplôme reconnu par la juridiction où l'entreprise est installée (par exemple du Québec);
  • mécanismes de requalification en cas de restructuration : maintien partiel du revenu, formation diplômante, intégration dans les nouvelles unités mutualisées.

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De spectateur à acteur économique

Avec Capital Commun, les citoyens du Québec investissent dans l'économie réelle de leurs quartiers, villes et régions; obtiennent un droit de regard et un droit de vote sur les projets; voient les retombées (emplois, logements, entreprises, infrastructures, GES évités); et tirent un rendement des projets qu'ils ont eux-mêmes financés.

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